A mi-chemin entre un Boxster et une 911, la Porsche Cayman sera au centre des attentions à l’occasion de la Car Drivers Academy. Les sélections se dérouleront de janvier à mars prochain. En attendant, nous avons soumis l’allemande et ses 295 ch à un test grandeur nature, sur le circuit de l’Ouest Parisien, à Dreux. Aux commandes, Jacques Laffite, ancien pilote de Formule 1 et consultant en sport auto.
« Cette Porsche Cayman S, c’est vraiment une bonne voiture pour effectuer ses premières courses. En plus, elle n’a nécessité que très peu de travail d’un point de vue mécanique. Nous avons juste eu besoin de diminuer son poids, en enlevant les garnitures intérieures et tout ce qui est superflus. Au total, cela nous tout de même permis de gagner près de 100 kg, ce qui est loin d’être anodin en sport automobile. La voiture a par ailleurs été rigidifiée, grâce à la mise en place d’arceaux dans l’habitacle, afin de la rendre encore plus précise qu’elle ne l’était déjà et améliorer sa sécurité en cas de retournement. Pour ma part, hormis l’éloignement un peu trop prononcé des pédales d’accélérateur et de frein, qui empêche de pratiquer la technique du talon-pointe, je me suis senti de suite très à l’aise à son volant. Quant à son comportement en piste, elle a la faculté de se placer très facilement en entrée de virage, sur un simple coup de volant. Dès lors, les pneus et les suspensions jouent parfaitement leur rôle, et permettent de sortir du virage en contrôlant précisément la dérive. Evidemment, cela reste sans doute plus facile à faire pour moi que pour un débutant mais, je le répète, c’est une auto vraiment facile à appréhender. En plus d’être performante, cette Porsche Cayman S permet de prendre beaucoup de plaisir ce qui est, résultat mis à part, l’une des choses les plus importantes en sport auto. »



